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Dans le quartier le lendemain du meurtre. |
La veille, peu après 20 heures, un témoin évoque « une bagarre entre deux bandes rivales », non loin de là. « Elle a été rapide et a cessé par l’intervention de certains des protagonistes », assure-t-il.
Existe-t-il un lien entre ce différent et ce qui allait suivre dans la soirée ?
Vers 22 heures, devant son domicile, le jeune Saïdou a été la cible de motards, qui ont fait feu sur lui à quatre reprises. L’adolescent, défavorablement connu des services de police, a été touché par trois des quatre balles tirées, dont au moins deux sur le côté. Le type de calibre n’a pas été précisé.
Les auteurs des coups de feu n’ont pas demandé leur reste et ont aussitôt pris la fuite sur leur engin.
L’enquête doit déterminer les circonstances précises du déroulement des faits, mais des traces de sang auraient été retrouvées à l’intérieur de l’immeuble.
L’adolescent était encore en vie quand un ami, âgé de 20 ans, qui se trouvait a proximité, a décidé de le prendre en charge dans sa voiture et de l’emmener au service des urgences de l’hôpital de Mantes-la-Jolie.
Malgré les efforts du personnel, la victime a succombé à ses blessures une demi-heure plus tard.
Déjà pris pour cible l’été dernier
L’adolescent avait déjà été la cible de tireurs ces derniers mois : dans la soirée du 30 juin au 1er juillet, il était arrivé sérieusement blessé aux urgences de l’hôpital. Il était, là encore, assis non loin de son domicile, lorsqu’un homme encagoulé et vêtu de noir, s’était approché de lui. L’individu avait sorti une arme de poing et tiré en sa direction. Le projectile l’avait atteint au niveau du genou.
Malgré sa blessure, l’adolescent était parvenu à s’enfuir.
Il aurait aussi été blessé près d’un hôtel des Mureaux, dans la nuit du 6 au 7 juillet. Deux autres individus auraient été présents lors des faits.
Au lendemain du meurtre, des dizaines de fonctionnaires de police ont investi les abords de l’allée Descartes et de l’immeuble où vivait le jeune homme. La police judiciaire est revenue sur les lieux du crime pour une enquête de voisinage dans l’immeuble où résidait la victime mais aussi dans le collectif voisin.
Présence policière renforcée
Vingt-quatre heures après le crime, on dénombrait une dizaine de cars de CRS effectuant des rondes dans le quartier, ainsi que des brigades anticriminalité. Des fonctionnaires des compagnies républicaines de sécurité étaient postés juste en face de l’immeuble où le jeune Saïdou a été tué. Les policiers procédaient à des contrôles des véhicules passant dans la rue Denis-Diderot, devant le collège André-Chénier et au niveau du carrefour, près de la piscine. D’autres CRS se trouvaient boulevard Clemenceau et arrêtaient les véhicules de grosse cylindrée.






