|
Une fois aménagés, les 20 000 m2 en chantier accueilleront un établissement pénitentiaire pour une soixantaine de mineurs à l’horizon 2008. |
Les grues sont plantées, les arbres ont été déracinés, le terrain a été aplani : l’heure est maintenant à la réalisation des fondations.
En un mois, les pelleteuses ont déjà changé le visage des 20 000 m2 de terrain qui accueillera l’un des sept nouveaux établissements pénitentiaires pour mineurs en France (voir encadré). Le coût de sa construction est estimé à 9 millions d’euros.
Ni barbelés ni miradors
« Attention, nous ne construisons pas ici une prison, prévient Philippe Chemin, conducteur de travaux principal de la société Léon Grosse chargée du chantier. Il s’agit d’un pénitencier pour mineurs délinquants. On est donc loin de l’univers carcéral pour criminels.» Et pour signaler cette différence, l’architecture se veut novatrice. D’une hauteur de 6 à 9 mètres, les murs d’enceinte seront par exemple dépourvus de barbelés et de miradors.
Soixante détenus
En 2008, l’établissement, qui comptera deux niveaux, aura une superficie de 9 300 m2 et abritera une soixantaine de détenus, répartis dans six unités : cinq unités pour les garçons, une unité pour les filles, une unité pour les nouveaux arrivants et une unité disciplinaire. Chaque unité comptant une salle à manger, des salles de surveillants et un lieu de détente.
Un confort optimal
« C’est relatif mais le confort des détenus sera optimal», assure Ludovic Guinel, conducteur de travaux gros-œuvre. Pour fournir le maximum d’espace, tous les bâtiments seront ainsi adossés au mur d’enceinte afin de dégager le cœur de la structure qui comprendra un terrain couvert, un pôle sportif et des espaces verts.
Ironie du sort : tandis que les salles de surveillants seront collées au mur, les jeunes détenus, eux, auront vue sur les jardins.
Des cellules de 12 m2
Dans leurs cellules, les adolescents bénéficieront d’une douche, de sanitaires (WC et lavabo) et de meubles, le tout répartis sur 12 m2.
Bien qu’on ne sache pas encore si l’ouverture de ce service de l’état créera de l’emploi dans le Mantois, environ 150 adultes répartis sur divers postes (surveillants, éducateurs, enseignants, médecins, psychiatres et intervenants associatifs) devraient encadrer les jeunes délinquants.
Gaël Nivollet




