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Aux côtés de Jean-Pierre Cassel et Anny Duperey dans la pièce « La fille sur la banquette arrière » de Bernard Slade au théâtre du Palais-Royal (1983).

Jacqueline Doyen nous a quittés
L’actrice Jacqueline Doyen est décédée dimanche à l’hôpital de Mantes-la-Jolie à l’âge de 76 ans.
Le Courrier de Mantes
Publié le:  06 septembre 2006
Page 9 

« Le Dindon, ça j’en suis fière. Le reste, ce n’est pas grand-chose. Je ne suis pas une star. Même si j’aurais aimé être Simone Signoret. Mais il ne faut pas avoir la grosse tête... » En juillet 2001, alors qu’elle fêtait ses quinze ans de mariage avec Daniel Marty dans un restaurant de Juziers, l’actrice avait résumé de ces quelques mots pleins de modestie sa carrière. Elle joua près de 500 fois dans cette pièce mondialement connue, Le Dindon, sa plus grande fierté, l’unique à l’écouter. Mais elle avait aussi marqué par ses apparitions dans les films de Michel Audiard.

Toujours dans notre journal, elle évoquait ses souvenirs d’actrice aux côtés des plus grands : Jean Gabin, Patrick Dewaere, Jean Piat, Philippe Noiret. Ses rencontres avec Simone Signoret, Yves Montand, Alain Delon, Visconti, Lauren Baccal l’avaient marquée et elle gardait en mémoire ses fous rires avec Jacques François et Bernard Blier sur le tournage de Twist Again à Moscou. Elle racontait encore comment, pour chasser le trac, elle avait sifflé une bouteille de vodka avec Thierry Lhermitte avant d’entrer en scène.

Sa carrière s’était construite en deux temps. A 18 ans, au lendemain de la guerre, elle pris des cours d’art dramatique, devenant l’élève de Jean Weber puis de Julien Bertheau à Paris. Elle tourna avec Marcel Camus, Louis Malle, Vittorio Capioli, Francis Giraud… Elle mis une parenthèse de sept ans à sa carrière qu’elle passa à Saint-Paul-de-Vence comme restauratrice-antiquaire. Elle revint à la scène et à l’écran en 1973. On l’a vu dans des pièces comme Le Grand Standing de Neil Simon, L’Arc de Triomphe de Marcel Mithois, Trois lits pour huit d’Alain Ayckbourn, Chéri de Colette, …

Les plus grands réalisateurs ont fait appel à elle : Michel Audiard avec plusieurs films dont Une veuve en or , Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques , Le drapeau noir flotte sur la marmite, Comment réussir dans la vie quand on est con et pleurnichard mais aussi Georges Lautner pour Fleur d’oseille (1967), ou Robin Davies (Ce Cher Victor, 1974), Bertucelli (Docteur Françoise Gaillard, 1975), Yves Boisset (Juge Fayard, 1976), Diane Kuris (Diabolo Menthe, 1976), Arcadi (Le coup de sirocco, 1978), Jean-Jacques Annaud (Coup de tête, 1981), Henri Verneuil (Mille milliards de dollars, 1981), Bryan Forbes (Ménage à trois, 1981), Jean-Marie Poiret (Twist again à Moscou, 1988), Philippe de Brocca (Tendre Poulet en 1977 et Chouans en 1988).

Jacqueline Doyen avait mis sa carrière entre parenthèses depuis plus de six ans. Elle recevait un traitement de dialyse. Elle est décédée dimanche matin à l’hôpital de Mantes-la-Jolie. Elle vivait depuis plusieurs années dans une maison qui appartenait déjà à ses parents sur les hauteurs de Juziers.

Ses obsèques seront célébrées jeudi à 14 h 15 à l’église Saint-Michel de Juziers. Le Courrier de Mantes adresse ses plus sincères condoléances à son mari, Daniel Marty, sa famille et ses proches.


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