|
Rue Nationale, la mairie ne veut pas d’une activité de services supplémentaire à la place du magasin de chaussures. |
Fermeture, “liquidation totale” : pendant tout l’été les affiches se sont multipliées sur les devantures des commerces du centre ville.
“ Marie-Dom ” rue de Chanzy, Bleu Terre, rue Nationale, Plug-in rue Portes-aux-Saints et bien sûr le chausseur Alex pour n’en citer que quelques-uns cessent leur activité. Mais pas de panique pour autant. Le centre ville ne vit pas une phase de désertification. Sur la dizaine de boutiques qui ont baissé le rideau, la quasi-totalité sont reprises ou le seront dans les semaines à venir. De nouvelles enseignes ont même fait leur apparition comme Phildar.
« Il s’agit d’un turn-over naturel. Nous sommes dans une bonne dynamique», estime le maire Michel Vialay qui a mis le renouveau commercial du centre ville au cœur de ses priorités.
Monoprix l’effet “ locomotive ”
« Renovation de la voirie, aménagements, fleurissement, ravalement des façades, animations avec l’association des commerçants Cœur de Manes : nous travaillons à tout ce qui peut concourir à valoriser l’image de la ville pour la rendre attractive et permettre l’arrivée de nouveaux commerces», poursuit-il.
A ce titre, l’arrivée annoncée d’un magasin Monoprix à l’angle de la rue Gambetta et du parvis de la mairie illustre la volonté municipale de continuer avec faire évoluer le centre ville. Ce sera “ une locomotive ” avait annoncé le député et président du conseil général, Pierre Bédier, lors de la présentation du projet en juin dernier.
Avec 3000 m2 de surface commerciale (1 300 m2 d’alimentaire en sous-soul 1 700 m2 en rez-de-chaussée pour les articles de mode et de “ déco ”), l’enseigne devrait avantageusement remplacer le Prisunic qui avait fermé ses portes en 1002.
« Nous ferons tout pour que le dossier de Monoprix puisse passer en commission départementale d’équipement commerciale à ‘automne», promet Michel Vialay. Le chantier de démolition puis de reconstruction pourrait débuter au premier semestre 2007 et durer un an et demi.
Avec un accès sur le parvis de l’hôtel de ville, la banque populaire et la mutuelle du Mantois trouveront leur place dans l’immeuble qui n’excédera pas trois ou quatre étages. Un parking souterrain de 350 places accompagnera la réalisation. Voilà pour les motifs de satisfaction.
Qui succédera à Alex ?
Mais il a aussi les dossiers qui fâchent.
La succession du magasin de chaussures Alex est de ceux-là. A l’origine, un groupe d’assurance devrait prendre la suite. Mais la mairie ne veut pas en entendre parler : « La vocation d’un centre ville n’est pas d’être une succession de banques, le cabinets d’assurance et d’agences immobilières», peste Michel Vialay. « Je suis en colère quand j’entends un certain nombre de commerçants qui se plaignent du fait qu’il y a trop d’activités de services en centre ville et qui, à la première occasion, vendent à ce type d’enseignes. On peut s’interroger sur l’écart entre les discours et les actes.»
La mairie attend la publication du décret d’une nouvelle loi permettant aux collectivités locales d’étendre leur droit de préemption aux commerces. « Il ne s’agit pas de tout régenter. Nous ne savons pas encore exactement ce que permettra ce décret mais l’idée générale est de donner aux villes un outil d’intervention pour améliorer l’attractivité des centres villes et diversifier l’offre commerciale, notamment en terme de locaux», explique Michel Vialay.
Que devriendra la grande boutique de la rue Nationale avec son immense devanture ? Affaire à suivre.
Michel Vialay : « Le Val-Fourré traité à égalité avec le centre-ville »
Le Courrier de Mantes : Les commerçants du Val-Fourré s’inquiètent d’une recrudescence de vols et d’agressions. Face au sentiment d’insécurité qu’ils expriment qu’avez-vous à répondre ?
Michel Vialay : Le point de vue d’un ou deux commerçants ne reflète pas forcément le point de vue de l’ensemble des commerçants de la Dalle. Je n’ai pas l’impression d’une inquiétude accrue. Il ne faut pas le négliger, mais il faut faire la part des choses entre le sentiment d’insécurité et la réalité. La réalité est que la délinquance baisse régulièrement au Val-Fourré. En terme, de vols et d’agressions, les statistiques sont plus élevées dans les grands centres commerciaux régionaux que sur la Dalle du Val-Fourré. D’ailleurs l’affluence du marché du vendredi, de plus en plus fréquenté par des clients venus de l’extérieur, aurait plutôt tendance à montrer que le sentiment d’insécurité est au contraire en recul.
Toujours en terme de sécurité, on voit beaucoup de policiers municipaux patrouiller en centre ville alors qu’ils ne vont quasiment jamais au centre commercial de Mantes 2
Je rappelle qu’il y a une répartition des forces de police sur le territoire : la police municipale intervenant sur le secteur du centre ville et la police nationale au Val-Fourré. Si la question est : « Y a-t-il une présence significative de policiers en uniforme au Val-Fourré et en particulier dans la zone commerciale ?». La réponse est “ oui ”. Nous ne faisons pas de distinction entre les différents quartiers de la ville en termes de présence policière.
De manière générale, le sentiment qui se dégage est que la mairie ne fait pas autant d’efforts pour le commerce de la Dalle du Val-Fourré que pour celui du centre ville.
C’est faux. Soutenir le commerce, c’est avant tout travailler sur l’image de la ville, sur les aménagements urbains, pour créer de l’attractivité. A ce titre, avec la rénovation urbaine, nous avons dépensé plus au Val-Fourré qu’ailleurs.
Nous pouvons réflechir à des aménagements sur la Dalle. Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire du fait de la disposition des lieux, il ne s’agit pas d’un espace public, mais d’un espace privé appartenant à une copropriété. La ville n’a pour l’heure pas les moyens d’intervenir directement. En revanche, je suis partant pour étudier la possibilité d’intégrer au domaine public les espaces communs. Il faut cependant avoir en tête qu’il s’agit d’un dossier juridiquement très complexe.






