À l’occasion de ses dix ans, le cinéma Frédéric-Dard propose une soirée exceptionnelle le 19 novembre, avec la projection en avant-première du dernier film de Bertrand Tavernier Holy Lola. L’anniversaire sera fêté aussi autour d’expositions sous chapiteau place de la Libération, et de projections ciné-concert en journée au cinéma.
« Quand en 1992, la situation du cinéma des Mureaux a amené ses propriétaires à évoquer sa fermeture, ce sont des Muriautins passionnés de cinéma et conscients de son intérêt pour la commune, qui se sont engagés pour qu’il soit sauvé », rappelle Céline Baumel adjointe au maire chargée de la culture des Mureaux. Le cinéma Frédéric-Dard, inauguré il y a dix ans par feu le père de Bérurier, fonctionne en régie municipale.
« Nous sommes à l’équilibre », affirme aujourd’hui la ville des Mureaux. L’an dernier encore en situation financière difficile, le cinéma afficherait donc cette année une bonne forme à en croire ses gestionnaires. « Nous comptabilisons 33 000 entrées en 2004, soit 5000 de mieux par rapport à l’an dernier à la même époque », explique Cécile Fernandez directrice des services culturels. « C’est en partie dû à la programmation de films très porteurs comme Spiderman 2 ou Les Choristes ».
Avec ses deux salles (400 places en tout) et sa projection quotidienne, le cinéma des Mureaux rêve de se payer les grands bazars du type Mega CGR avec une programmation diversifiée, attentive à tous les publics et par la mise en place d’ « événements» ponctuels. À raison d’une fois par trimestre, il organise notamment la nuit du cinéma, récemment la « Nuit d’Halloween » ou « Asiamim » (pendant Lire en fête sur les Mangas, un peu passé inaperçu au mois d’octobre dernier). Régulièrement, le cinéma invite aussi la population à venir débattre à partir d’un film sur différents thèmes, en lien avec l’actualité locale ou nationale (festival Mosaïk, Semaine des droits de l’homme, Journée de la femme). À partir de décembre, avec l’association Les Lumières de la ville, une séance spéciale sera même proposée le deuxième jeudi de chaque mois (prochaine soirée, jeudi 9 décembre à 20 h 30 : soirée courts-métrages).
Fonction sociale
Céline Baumel, adjointe aux affaires culturelles, dit avoir à cœur de renforcer « la fonction sociale » du Frédéric-Dard, « tout en travaillant à son identité ». Un comité artistique s’est même mis en place pour y réfléchir. Il rassemble des associations, des acteurs institutionnels, tels Georges Papazov et Ecole et cinéma pour l’Education nationale, Les Lumières de la ville, l’association Plan Large (Festival des juniors), et Easy prod.
Notons que la tarification va de pair avec cette politique de contre-offensive voulue sur la médiocrité, puisque le prix des places varie d’un euro cinquante à six euros, et un passeport jeunes propose des entrées à quatre euros la place.
Fête du cinéma, le 19 novembre
- Expositions sous chapiteau place de la Libération (affiches de films, documents sur Frédéric Dard, silhouettes de personnages de films, appareils cinématographiques) en collaboration avec les associations Capac et les Lumières de la ville.
- Ciné-concert : l’association Fos’note présente le musicien Mauro Coceano. Projection en musique de « Charley Chase Follies », quatre courts-métrages burlesques : « Mighty like a moose », « Dogy shy », « His wooden wedding », « What price Goofy », séances à 9 h et 14 h 30.
- Soirée spéciale à 20 h 30 : projection de Holy Lola, le dernier film de Bertrand Tavernier. Tarif exceptionnel de 1,50 euro.
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