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Daniel Atfi a bloqué la circulation deux fois cette semaine, entre 6 heures et 8 heurs du matin, heure d’affluence dans les rues chapetoises. |
Une ligne ininterrompue de voitures klaxonnant dans les rues de Chapet à 6 heures du matin vendredi et lundi dernier, voilà de quoi troubler la paisible bourgade. L’épicier manifeste contre le plan de circulation et les travaux d’assainissement qui le priveraient de sa clientèle...
En octobre 2003 déjà, alors qu’il se plaignait d’avoir été victime d’un cambriolage, Daniel Atfi pestait après la fatalité : en plus de l’« insécurité », le plan de circulation modifié allait nuire considérablement à son commerce.
L’établissement connaît apparemment de sérieuses difficultés depuis plus de six mois, et Daniel Atfi explique qu’elles sont principalement liées à la modification du plan de circulation à Chapet, qui le prive du passage des automobilistes. Depuis que sa rue, la Grande rue, est passée en sens unique, le chiffre d’affaires de son épicerie-restaurant aurait connu « un net coup d’arrêt ». Le trafic pouvait atteindre auparavant jusqu’à 6000 véhicules par jour.
Grands travaux dans Chapet
À cela s’ajoutent, depuis la fin de l’année 2003, des grands travaux d’assainissement qui ont obligé à dévier la circulation du centre. Les chaussées béantes ne se comptent plus dans le village et les Chapetois ont appris à vivre avec.
Tous les Chapetois sauf un à vrai dire, puisque Daniel Atfi a décidé, de manière impromptue, de reprendre le chemin de la « lutte pour (la) survie de son activité ».
Daniel Atfi, qui explique être en butte à l’ « abus d’autorité du maire » a donc choisi de faire parler de lui en bloquant la circulation dans les rues de Chapet par deux fois cette semaine. Vendredi et lundi, entre 6 heures et 8 heures, à heure de très grande affluence dans les rues de Chapet (entre Vernouillet et la Départementale 43) une centaine de voitures ont été stoppées par ses deux véhicules placés en travers de la chaussée. Aussitôt le maire, les gendarmes d’Ecquevilly et le sous-préfet ont été alertés.
Vendredi, des voisins du restaurant racontent le tapage occasionné par cette manifestation improvisée à 6 heures du matin : « ça klaxonnait dans tous les sens... tout le voisinage a été réveillé... ». Rue Grande rue, la même personne comprend la colère du commerçant : « C’est vrai qu’il est un peu isolé... je comprends ses difficultés ».
Des locaux municipaux
« Je suis prêt à me battre jusqu’au bout... », déclare de son côté Daniel Atfi. « Que le maire rétablisse le plan de circulation comme il était avant ! ».
« Pas question ! », répond Michel Sorain. « Tant que je serai maire, le plan de circulation restera tel quel, et la Grande rue en sens unique ». « M. Atfi était au courant du changement de plan de circulation, poursuit le maire, la chambre de commerce a préconisé de repenser la circulation en vue d’aménager des places de stationnement précisément pour ce commerce, et de mettre la Grande rue en sens unique ».
Le commerçant dans un courrier adressé au sous-préfet de Mantes-la-Jolie, reproche au maire son « silence », Michel Sorain informe pourtant avoir reçu le commerçant avec ses adjoints à la mairie de Chapet.
Daniel Atfi continue de réclamer le non-paiement des loyers des locaux commerciaux qui sont propriété municipale (l’ouverture de l’établissement avait été réalisée dans le cadre de la politique du maintien du commerce de proximité en zone rurale). En cela, la commune occupe une place difficile, concernée comme bailleur et vilipendée comme aménageur.
Si le maire n’envisage pas de répondre favorablement au remboursement des loyers, lundi il a rencontré le comité de bassin d’emploi du Val de Seine et des représentants de la Chambre de commerce des Yvelines pour mettre un terme à la crise qui secoue le village.




